L’allège est un terme technique qui définit la séparation entre le sol et la partie basse de la fenêtre. On parle ainsi de hauteur d’allège pour définir à quelle distance la fenêtre, dans sa partie basse, se trouve par rapport au sol.
L’allège peut être maçonnée ou vitrée. Si elle est maçonnée, la partie basse de la fenêtre prend appui sur ce qu’on appelle un rejingot, un appui maçonné en béton, terre cuite ou grès vitrifié dont l’installation est imposée par la RT 2012 et qui assure l’étanchéité de la fenêtre à l’air et à l’eau. Si elle est vitrée, c’est un élément fixe de menuiserie, tandis que la partie supérieure est ouvrante.
Ce que la hauteur d'allège change concrètement
La hauteur d’allège détermine à la fois l’aspect visuel de la fenêtre depuis l’intérieur et depuis l’extérieur, et les conditions d’utilisation de la pièce. Une allège haute crée un appui de fenêtre confortable et laisse davantage de mur disponible sous la fenêtre pour placer des meubles, des radiateurs ou des équipements. Une allège basse ou nulle, comme sur les grandes baies vitrées contemporaines qui descendent jusqu’au plancher, maximise la surface vitrée et la connexion visuelle avec l’extérieur, mais impose des contraintes réglementaires de sécurité. Entre ces deux extrêmes, la hauteur d’allège est un paramètre de conception qui doit être défini en tenant compte de l’usage de la pièce, des normes applicables et des choix architecturaux.
Les contraintes réglementaires de la hauteur d'allège
La hauteur d’allège obéit à un certain nombre de contraintes réglementaires. La norme PMR (Personne à Mobilité Réduite) impose de positionner la poignée de la menuiserie entre 90 et 130 centimètres du sol intérieur, ce qui conditionne indirectement la hauteur minimale de l’allège pour que la poignée soit accessible depuis un fauteuil roulant. Si la menuiserie est située en étage et si la hauteur d’allège est inférieure à 90 centimètres, la pose d’un garde-corps est obligatoire à 1 mètre du sol pour prévenir tout risque de chute. Cette obligation s’applique dans les logements collectifs, les établissements recevant du public et les maisons individuelles accessibles à des tiers. Le garde-corps doit respecter la norme NF P01-012 avec un espacement maximal de 11 centimètres entre les éléments verticaux.
Hauteur d'allège et usage de la pièce
Au-delà des contraintes réglementaires, l’usage de la pièce est un critère déterminant pour choisir la hauteur d’allège. Dans une cuisine, une hauteur d’allège de 120 centimètres est conseillée pour tenir compte de la hauteur d’un plan de travail, qui s’élèvera à 80 ou 90 centimètres, à laquelle s’ajoutera la hauteur d’un éventuel robinet d’évier qui pourra ainsi être manipulé facilement sous la fenêtre. Dans une salle de bain, une allège suffisamment haute préserve l’intimité depuis l’extérieur tout en laissant entrer la lumière. Dans un séjour ou une chambre, l’allège peut être plus basse pour profiter d’une vue dégagée sur l’extérieur et maximiser les apports solaires en hiver.
Allège vitrée et composition de la menuiserie
Lorsque l’allège est vitrée, elle constitue un élément fixe de menuiserie intégré dans la composition de la baie. La partie inférieure, fixe et vitrée, forme l’allège, tandis que la partie supérieure est ouvrante. Cette configuration permet d’atteindre de grandes hauteurs de baie tout en conservant un ouvrant de taille raisonnable et facile à manœuvrer. Elle est fréquente sur les portes-fenêtres avec soubassement et sur les grandes fenêtres contemporaines. Le vitrage de l’allège doit être de même qualité que celui de la partie ouvrante pour garantir la cohérence des performances thermiques et acoustiques de l’ensemble de la baie.
À retrouver dans nos pages fenêtres sur mesure Ouvêo.