En bois, en PVC ou en aluminium, une menuiserie est constituée d’un châssis supportant des parties vitrées. Au niveau de ce châssis, on distingue le dormant fenêtre, appelé aussi cadre, fiche ou bâti, qui en est la partie fixe et qui sera fixée sur la structure, et l’ouvrant, qui supporte les parties mobiles de la menuiserie.
Intégré au châssis de la menuiserie, le dormant fenêtre est constitué de montants, de traverses basses et hautes, fixées sur la maçonnerie pour assurer la jonction mur-fenêtre. Il joue un rôle très important dans la bonne isolation thermique, acoustique et de perméabilité à l’air et à l’eau de la menuiserie. C’est le dormant fenêtre qui empêche la formation de ponts thermiques, c’est-à-dire les déperditions de chaleur entre maçonnerie et menuiserie.
Le dormant comme pièce maîtresse du châssis
Le terme dormant vient de l’idée que cette partie de la menuiserie reste immobile, elle dort, tandis que l’ouvrant se déplace. Cette immobilité est précisément ce qui lui confère son rôle structurel. Le dormant reçoit les efforts transmis par l’ouvrant lors de chaque ouverture et fermeture, il supporte le poids du vitrage sur les châssis fixes, et il assure la liaison mécanique entre la menuiserie et le mur. Sa rigidité et sa stabilité dimensionnelle dans le temps sont essentielles pour que la fenêtre conserve ses performances sur l’ensemble de sa durée de vie. Un dormant qui se déforme ou qui se désolidarise progressivement de la maçonnerie entraîne des jeux, des difficultés de fermeture et des pertes d’étanchéité qui ne peuvent pas être compensées par d’autres éléments de la menuiserie.
Montants, traverses et géométrie du dormant
Le dormant est composé de quatre éléments assemblés en cadre : deux montants verticaux sur les côtés gauche et droit, une traverse haute en partie supérieure et une traverse basse en partie inférieure. Ces quatre pièces sont assemblées par onglet dans les angles, renforcées par des équerres et des goupilles selon les matériaux. La traverse basse est la partie la plus sollicitée par les infiltrations d’eau : elle doit intégrer des évacuations et des profils de drainage pour guider l’eau vers l’extérieur sans qu’elle stagne au pied de la menuiserie. Sur les portes-fenêtres, la traverse basse constitue le seuil et doit répondre à des exigences spécifiques d’accessibilité et d’étanchéité.
Matériaux et performances comparées
Le dormant fenêtre, comme l’ensemble de la menuiserie, peut être réalisé en trois matériaux principaux. Le bois est un choix de tradition, esthétique et correctement isolant, mais nécessitant de l’entretien régulier pour conserver ses propriétés et son aspect. L’aluminium est un choix plus moderne, dont l’entretien est très limité et qui permet des profils plus fins grâce à la résistance mécanique du métal. Contrairement aux idées reçues, vieilles pierres et menuiseries en aluminium se marient très bien, notamment dans les teintes anthracite ou gris clair. Le PVC allie d’excellentes performances thermiques, un coût plus raisonnable et un entretien limité, avec des profils multi-chambres qui créent naturellement une barrière contre les échanges thermiques.
L'importance de la pose professionnelle
En dehors des qualités intrinsèques du matériau, la pose du dormant fenêtre doit être réalisée par un professionnel dans les règles de l’art pour assurer une parfaite étanchéité intérieure et extérieure. Un dormant mal posé, avec des jours périphériques insuffisamment calfeutrés ou des fixations mal dimensionnées, annule une grande partie des performances de la menuiserie. Le calfeutrement périmétrique, la compribande, les joints de pose et les éventuelles tapées d’isolation font partie intégrante du travail de pose et conditionnent directement les résultats en termes de confort thermique, acoustique et d’étanchéité à l’air.
À retrouver dans nos pages fenêtres sur mesure Ouvêo en bois, PVC et aluminium.